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La révolution néolibérale

 

La révolution néolibérale

 

Cher lecteurs,- lectrices,

 

Total est sous le feu des projecteurs depuis mardi et l'annonce d'une importante fuite de gaz sous l'une des plateformes du champ gazier d'Elgin-Franklin. En fin de semaine dernière, le groupe tentait de temporiser et de rassurer en indiquant avoir localisé la fuite en question. Mais aujourd'hui le mal est fait : la comparaison avec le spectre de BP en 2010 est dans toutes les têtes... La fuite de gaz Total en mer du Nord hors de contrôle

 

 

« Alors que la question de la réparation (voire de la remise en ordre de marche) reste posée, faut-il s'attendre à la même débâcle boursière sur Total dans les semaines qui viennent ou, au contraire, y voir une opportunité ? »

 ▪ Logique néolibérale (un courant du capit

alisme). « C’est pourquoi toute force à la baisse dans le secteur de l’énergie crée des opportunités à la hausse ailleurs. Le défi consiste à trouver ces dernières. Il faut comprendre le mécanisme énergétique mondial dans sa globalité pour deviner quels sont les domaines qui bénéficient du changement de paysage ».

 

 Le parallèle avec BP deux ans plus tôt

 

Si les enjeux et les conséquences aujourd'hui semblent tout de même très éloignés par rapport à la catastrophe de Deepwater, voilà en tout cas les deux scénarios de Reuters : (…)

 

Lors de la catastrophe de Deepwater dans le golfe du Mexique en 2010, le groupe anglais avait vu sa capitalisation boursière divisée par deux dans les deux mois qui avaient suivi cette annonce. Le coût global pour le groupe britannique avait alors dépassé les 37 milliards de dollars. Pour Total, avec une chute de près de 10% la semaine dernière, cela représente déjà une perte de capitalisation d'environ 8 milliards d'euros. « Depuis lundi toutefois, un rebond technique s'est mis en place, faisant suite aux dernières annonces du groupe ».

Quel scénario face a un système qui privatise les bénéfices (spéculation, hausse des bénéfices) et socialise les pertes (les coûts qu’ils entrainent au niveau social, économique et écologique)? voir

 

Privatisation des bénéfices et socialisation des pertes, Énergie libre: Les injustices commises contre l'humanité , L'Afrique, nouvel eldorado? Tant qu'il y aura des profits, Spéculation sur le bien commun, source L'Afrique est une "mine d'or" pour les investissements, selon Pékin :  source L'Afrique est une "mine d'or" pour les investissements, selon Pékin , Tant qu'il y aura des profits,

 

A ce stade, si l'hypothèse d'un brusque retournement haussier ne peut être exclue en cas de résolution rapide, le scénario le plus probable risque d'être une lente temporisation descendante dans les prochains jours/semaines. « A moyen terme, vu les niveaux du pétrole ces derniers mois et les tensions politiques persistantes au Moyen-Orient, l'affaire reste belle. Comme toujours, à terme, ce genre d'actualité sera une opportunité d'achat (BP a par exemple repris plus de 50% à ce jour depuis son point bas de juin 2010). Mais n'oubliez pas trop vite que sur les marchés, il ne faut jamais occulter l'aspect psychologique qu'une telle annonce fait peser sur les marchés à court terme ». .Sur l'abstention

 

La révolution néolibérale Uranium et extraction, du gaz de schiste touche d’autres secteurs:

De ce point de vue, la révolution du gaz de schiste en Amérique du Nord change véritablement la donne. A présent, beaucoup de gens le comprennent : le boom des réserves et de la production de gaz naturel aux Etats-Unis et au Canada modifie la manière dont l’Amérique du Nord s’alimentera en électricité dans le futur.

Ce que beaucoup de gens ne comprennent pas, c’est commentils en tirent profit de ce changement sur notre dos.

 

Les prix du gaz naturel sont bas et on s’attend à ce qu’ils le restent à court/moyen terme. Par conséquent, investir dans les options de gaz naturel ou dans un tracker sur le gaz naturel ne rapportera probablement pas de gros bénéfices dans l’immédiat. Les actions américaines dans le gaz naturel sont un investissement encore plus risqué — la plupart des producteurs réduisent leur production et vendent leurs actifs : ils font le dos rond en préparation des années difficiles qui s’annoncent.

 

▪ L’uranium
L’abondance de gaz bon marché a conduit les services publics à envisager de construire plus de centrales électriques au gaz. Certains observateurs ont suggéré que ceci se fera au détriment du secteur nucléaire américain. Mais cette vision est très court terme.

Il est vrai que certaines entreprises de service public ont retardé de quelques années la construction de nouvelles centrales nucléaires, principalement à cause de la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon et à la forte opposition de l’opinion publique qui s’en est suivie. Mais cette réaction brutale est déjà en train de disparaître. Ces retards n’auront finalement qu’un impact minime sur le secteur nucléaire aux Etats-Unis.

 

Cinq nouveaux générateurs seront livrés d’ici 10 ans, dont deux réacteurs approuvés il y a quelques semaines seulement (ce sont les premières autorisations de nouveaux réacteurs aux Etats-Unis depuis trente ans). Ils s’ajouteront aux 104 réacteurs qui sont déjà en fonctionnement dans le pays et qui produisent 20% de l’électricité américaine.

 

Ces réacteurs consommeront 19 724 tonnes d’U3O8 cette année, ce qui représente 29% de la demande mondiale d’uranium. Cela vous semble beaucoup ? Ça l’est effectivement ! Les Etats-Unis produisent plus d’électricité nucléaire que tout autre pays, ce qui signifie qu’ils consomment aussi plus d’uranium que les autres. Toutefois, la production nationale étant en déclin depuis des années, les Etats-Unis produisent seulement 4% de l’uranium mondial.

 

Avec une si faible quantité d’uranium produite sur le sol national, les Etats-Unis doivent importer plus de 80% de l’uranium dont ils ont besoin pour alimenter leurs réacteurs. Pendant 18 ans, un accord avec la Russie a permis cet approvisionnement. Grâce à cet accord “Megatons to Megawatts” (Mégatonnes contre Mégawatts) la Russie — qui a appauvri de l’uranium hautement enrichi issu d’ogives nucléaires afin de créer du combustible pour les réacteurs — fournit aux Etats-Unis une source d’uranium stable et bon marché depuis 1993. Le problème est que ce programme touche à sa fin l’année prochaine.

 

Actuellement, le monde produit juste assez d’uranium pour satisfaire la demande mondiale mais cet équilibre précaire vacille déjà. Il existe des dizaines de nouveaux réacteurs en construction en Chine, en Inde, en Corée du Sud et en Russie qui auront besoin de combustible. Il n’est guère probable qu’une hausse de la production grâce à de nouvelles mines ou à des expansions de mines permettra de suivre ce rythme. La course pour s’assurer des ressources d’uranium est ouverte et pour la première fois, les Etats-Unis doivent concourir.

La réponse est la production nationale. « Le sol américain contient de grandes quantités d’uranium, assez pour apporter une contribution significative aux besoins en uranium du pays. Le plus grand obstacle à l’exploitation de cette ressource est l’opposition du public face aux dangers  de l’exploitation minière de l’uranium. Mais avec la fin du programme Megatons, les Américains commenceront à se rendre compte que les alternatives à la production nationale sont carrément pires : rivaliser avec la Chine, l’Inde, etc., dans le domaine de l’uranium est une manière onéreuse et instable d’acquérir une ressource énergétique désespérément nécessaire ».

 

En fait, chez Casey Research ils prédisent un boom axé sur la demande de la production d’uranium américaine. Nous nous attendons même à voir un uranium made in America prendre plus d’importance que le yellowcake importé, de la même façon que dans le domaine du pétrole, la demande nationale de Brent est plus importante que celle de l’abondant West Texas Intermediate.

 

▪ Les entreprises d’extraction

 


« Les techniques utilisées pour libérer le gaz naturel des réservoirs de schiste — forage horizontal et fracturation hydraulique — fonctionnent si bien qu’elles ont créé une offre excédentaire qui modifie la scène énergétique mondiale. Cette offre excédentaire incite aujourd’hui les producteurs de gaz naturel à réduire leur production. On pourrait penser que c’est là une mauvaise nouvelle pour les entreprises/d’extraction du gaz.

 

Pas d’inquiétude pour autant : l’Amérique du Nord est également au beau milieu d’un boom de la production de pétrole brut. Le point commun reliant la plupart des nouveaux puits du continent est un forage et des méthodes de production hautement techniques. Les fournisseurs de ces techniques sont les entreprises d’extractions et leurs services sont très demandés.

Les entreprises d’extraction ont pu compenser la perte de l’activité de fracturation du gaz en passant au pétrole lorsque l’industrie pétrolière a adopté la fracturation pour libérer ses dépôts schisteux. Si vous avez entendu parler du boom de la production pétrolière qui maintient au beau fixe l’économie du Dakota du Nord, vous avez alors certainement entendu parler de la formation de schiste de Bakken.

 

Dans cette région, les puits sont forés horizontalement pour suivre la couche qui piège le pétrole. Puis, des fluides à haute pression sont envoyés dans le puits pour fracturer le schiste et libérer le pétrole.

 

Entre-temps, le défi que représente la production de pétrole dans les eaux profondes du golfe du Mexique continue à tester les limites de la technologie de forage. Avancer à travers des kilomètres d’eau avant de forer à travers autant de kilomètres de roches puis extraire et transporter le pétrole à partir d’une plate-forme battue par les vagues et menacées par les ouragans, tout cela exige énormément d’équipements et d’opérateurs spécialisés.

 

La plupart des compagnies de pétrole et de gaz ne possèdent pas de foreuses et, en fait, ne forent ni ne fracturent leurs propres puits. Elles sous-traitent ces travaux à des entreprises dont la tâche est de forer et de fracturer, et que l’on appelle des entreprises d’extraction.

Les puits sur les champs de pétrole et de gaz d’Amérique étant en plein boom, ils nécessitent des services plus compliqués et plus techniques au fil du temps qui passe. Les services que ces entreprises offrent sont essentiels pour les producteurs américains de pétrole et de gaz ».

Gaz de schiste et gaz naturel, futur désastre écologique

Dossier sur le gaz de schiste en France et au Québec.

Total et néolibéralisme

 

A voir et discuter

 The end of suburbia

 

 

  The End of Suburbia - 52 minute documentary on peak oil - YouTube,  The end of suburbia fin du petrole 4 - Vidéo Dailymotion, Autres vidéos pour the end of suburbia »,

 Documentaire de Gregory Greene, Canada, 2004, 79 min

"Nous sommes littéralement coincés dans un cul-de-sac..." - James Howard Kunstler

 L’épuisement des ressources pétrolières et l’effondrement du rêve américain

 Que signifie la crête de production de pétrole pour l'Amérique du nord Comme les prix de l'énergie monteront en flèche durant les prochaines années, comment les populations du "Suburbia" réagiront-elles à l'effondrement de leur rêve ? Les banlieues d'aujourd'hui sont-elles destinées à devenir les taudis de demain ? Et qu'est-ce qui peut être fait MAINTENANT, individuellement et collectivement, pour éviter La Fin de Suburbia?

La projection sera suivie d’un débat en présence de :

Yves COCHET, député européen, président du groupe d’étude sur les pics pétroliers et gaziers à l’Assemblée.

Catherine ESPINASSE, psychosociologue, spécialiste des mobilités et des rapports à la voiture.

Florence LAMBLIN, adjointe au Maire du 13e chargée du développement durable, de l’environnement et du plan climat – architecte et urbaniste.

Mardi 3 avril à 20h00
Cinéma l’Escurial
11 boulevard de Port Royal


Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.

 

Entretien avec Nnimmo Bassey des Amis de la Terre International afin de demander une action immédiate au fonds de pension

« Bienvenue sur Voices, le bulletin bimestriel qui vous informe du travail crucial effectué à travers le monde par nos 76 groupes membres. Ce mois-ci l’accent est de nouveau sur Shell, l’entreprise qui persiste à ne pas tenir compte des règles dans mon propre pays, le Nigeria. Moi-même et vingt-sept autres lauréats du Right Livelihood Award tentons désormais de cibler cette entreprise là où ça fait mal, à savoir dans les caisses. Vous trouverez ci-après comment participer. Nous avons une autre bête en ligne de mire : Monsanto. Notre nouveau rapport montre l’opposition intense qui existe face à cette multinationale, qui de toute évidence colporte ses produits génétiquement modifiés sans aucune considération pour les coûts qu’ils entrainent au niveau social, économique et écologique. Les nouvelles sont bonnes en provenance des Pays-Bas où notre groupe a provoqué un repli de la compagnie aérienne nationale sur son utilisation de biocarburants.

Je souhaite que cette lecture vous inspire et vous incite à vous impliquer.

En toute solidarité,

Nnimmo Bassey 
»

Appel au fonds de pension norvégien pour qu’il se désengage de Shell >> Il faut agir!  >> Lire la lettre rédigée par les lauréats de Right Livelihood

 

Argentine : l’immobilier menace des zones humides >> En savoir plus et voir les photos

 

Pays-Bas : la compagnie aérienne promet de ne plus faire affaire avec la société d’investissement néerlandaise>> En savoir plus

  Nuevo informe: Combatir a Monsanto. >> Lee el informe »

 

Australie : les agriculteurs vainqueurs contre la mine de charbon de Wandoan du groupe Xstrata.
>> En savoir plus

 



01/05/2012
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